Quand l’Histoire d’un pays se résume dans celle d’une femme.

Pour comprendre d’une autre façon l’Histoire de l’Argentine et même de la plupart des pays sud américains, surtout la période des dictatures, je vous conseille vivement de lire en entier cet article du « Monde »:

Macarena est la fille d’Argentins disparus durant les années de plomb des dictatures militaires sud-américaines. Née en captivité en Uruguay, elle ignorait tout de son origine jusqu’à l’âge de 23 ans.« Je suis passée par une phase de recueillement personnel, il m’a fallu du temps pour comprendre ce qui m’est arrivé », confie-t-elle, de passage à Paris.

Bouleversant et très émouvant!

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3 commentaires pour Quand l’Histoire d’un pays se résume dans celle d’une femme.

  1. dulconte dit :

    J’espère qu’une personne parlera, ou que des archives surgiront pour les 400 et quelques autres cas (un peu plus de 80 « enfants » ont été retrouvés à ce jour).

    L’an dernier il ya eu une couverture impressionnante de Pagina 12 où l’on va un homme de 30 ans qui regarde un vieux portrait lui ressemblant comme deux gouttes d’eau, celle de son père mort assassiné avant sa naissance.

    J’me gourre peut être complètement, mais je crois que ces « enfants » disparus et de disparus sont un des points de blocage de la société argentine actuelle. Je suis toujours surpris par l’immense bruit médiatique suivant chaque fois la découverte de l’un d’eux.

  2. sab dit :

    Moi ce qui continue de me surprendre, c’est de voir qu’avec les procès en cours, des gens continuent de disparaître (dernièrement J. Puthod, qui a fini par réapparaître, mais l’an dernier le témoin principal d’un cas a disparu et jamais reparu.. pardon je me souviens plus le nom du militaire jugé)… c’est aussi de voir que les gens ont peur de témoigner, de voir que quand on fouille les anciens centres clandestins de détention, ou les fosses communes, les gens hésitent à sortir de l’ombre et dire : j’y suis passé, je fais partie de la longue liste de ceux qui ont « disparu », qui ont été séquestrés, torturés.. Les gens de l’équipe d’archéologues qui bossent sur certains centres clandestins de Buenos Aires (Mansion Seré, Vesubio) me racontaient que les anciens détenus continuent d’avoir peur de parler au téléphone, ou même chez eux.. Terrifiant. Réellement.

  3. Guillaume dit :

    Cette partie de l’Histoire de l’Argentine reste un sujet très très sensible! ce qui est normal puisque très récent!

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