Zéro pointé (bis)!

Décidément, il y a des trucs qui ne tournent pas rond et qui font tache !

Je viens de voir le dernier Indiana Jones et j’ai été assez surpris de voir quelques grosses boulettes. Dans ce cas, c’est peut-être moins flagrant que le premier zéro pointé et on pourrait dire que ce sont des détails de « spécialiste ».

Mais enfin, dans une grosse production mondiale telle qu’Indiana Jones cela ne devrait pas être permis de les laisser passer.

Les boulettes:

-Il y a confusion entre Cuzco et Nazca au Pérou.

En effet, on voit plusieurs fois l’indication Cuzco (sur une carte, un bus, etc…) ancienne capitale des Incas dans les Andes péruviennes à quelques Km du Machu picchu alors que l’histoire nous parle des lignes de Nazca qui se trouvent à Nazca au Sud de Lima sur la cote pacifique.

C’est un peu comme si on nous parlait du mont St Michel et qu’on le situe en Corse…je connais plus d’un Normand (ou Breton 😉 ) qui ferait la gueule 🙂

De toute façon, je crois qu’ils n’ont rien tourné au Pérou, mais au Nouveau-Mexique et Hawaii

-Quand l’action se passe au Pérou ils nous passent de la musique typique du Mexique! Alors qu’un petit classique andin tel que le « Condor pasa » est connu dans le monde entier…pas la peine de chercher ailleurs qu’au Pérou une musique qui nous fasse penser aux Andes!

Imaginez du biniou breton sur des scènes tournées en Corse, mort de rire!

-Ensuite, les soi-disant habitants de Nazca sont tous habillés en habitant des Andes, je le répète encore une fois, Nazca est sur la cote pacifique du Pérou et en plein désert. Donc voir des bonnets et ponchos péruviens en laine le lama fait un peu tache!

-L’intrigue même du film est basée sur un crâne de cristal qui aurait existé à l’époque des Aztèques ou Mayas qui, je vous le rappelle, étaient des peuples d’Amérique centrale!

-A un moment, Indiana Jones nous dit qu’il a appris le Quechua (langue Andine) avec Pancho Villa (héros mexicain)!

Il ne manquait plus qu’entendre quelqu’un crier dans le film une phrase du style: « “Joder! weon, vos sabés que coño fue del pinche wey del libretista po!?” pour parfaire l’amalgame entre les pays latinos…

 

Inutile de vous dire qu’au Pérou ces erreurs font grosse polémique ! Ce qui est marrant est que le film n’est pas encore sorti au Pérou, mais tout le monde l’a déjà vu 😉

Connaissant la fierté sans borne pour leur pays des péruviens, je comprends qu’ils aient les boules ! Mais bon, pour une fois que l’on parle de leur pays dans une telle production cinématographique (à ma connaissance)… 

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17 Responses to Zéro pointé (bis)!

  1. dulconte dit :

    et la musique Mexicaine en arrivant à Nazca, c’est énorme aussi, enfin bon le film est à mourir de rire c’est du grand Indiana Jones. On demande pas à Indiana Jones la vérité historique :). N’oublions pas les tombes de Pétra qui se transforme en temple du grall.. tiens ça c’est un indice 🙂
    Pis d’abord Nazca c’est en Argentine la preuve j’habite à une quadra de Nazca 🙂

  2. tonio dit :

    hahahahaha … je me marre.

  3. sab dit :

    Puisque tu abordes le sujet, je te fais parvenir quelques échos que j’en ai eus.. sachant que je suis archéo, tu comprendras que dans notre petit cercle, le film a remué certains esprits (je ne me vexe pas si tu supprimes le message, ou si tule reformules, promis..!! 🙂 ) :
    « I’m wondering how much of this discussion has been
    > by people who have actually seen the movie vs. a
    > general commentary on the nature of these films. I
    > saw the movie on Sunday and was amazed at the level
    > of racism regarding Native peoples of South America.
    > The film reinforces stereotypes about primitiveness
    > and savagery of Indigenous peoples. It also
    > resurrects the concept that people in the Americas
    > could never have achieved all they did without
    > extraterrestrial help. It should have been titled
    > Indiana Jones and the Chariots of the Gods!

    Dorothy Lippert
    Indigenous Representative to the WAC Executive »
    Ce type de messages circule par la réseau du WAC (World Archaeological Congress). Celui-ci, donc, sur l’image présentée des autochtones.
    Il y a ensuite, évidemment, tout un débat sur l’image de l’archéologue et de l’archéologie répandue par cette série de films, que je te passerai ici..même si ça me démange d’en rajouter une couche, quand-même.
    Enfin, ça, que j’ai piqué (et traduit) sur msn :
     » «Le dernier film du héros culte Indiana Jones (…) a généré le malaise au Pérou -où se situe l’action du film- à cause d’erreurs grossières. Par exemple, quand il est dit que Pancho Villa, héros de la révolution mexicaine, et ses amis parlaient entre eux en quechua, langue des Incas.

    « C’est une énormité », a declaré Hugo Neyra, directeur de la Bibliothèque Nationale du Pérou.

    A la sortie des salles, les cinéphiles péruviens expriment leur malaise devant le fait que la musique qui accompagne les aventures, situées au Pérou, est constituée de rancheras, typiques du Mexique.

    A cela s’ajoute le fait qu’il y ait des guerriers mayas parlant quechua dans la forêt péruvienne, région apparement remplie de sables mouvants, d’insatiables fourmis dévoreuses d’hommes, et d’énormes chutes d’eau qui en réalité se trouvent à Hawai.

    Mais l’erreur la plus grande sera peut-être de placer la pyramide de Chichen Itzá -située au Mexique- au milieu de la forêt péruvienne.

    L’historien Manuel Burga, ex-recteur de l’Université de San Marcos, a commenté que bien qu’il s’agisse d’un film de fiction, il aura manqué aux créateurs, Steven Spielberg et George Lucas, un avis plus expert : « Il y a beaucoup d’informations incorrectes. Cela portera préjudice pour les gens qui ne connaissent pas notre pays, car il montre une image du Pérou qui n’est pas réelle. C’est impossible de confondre les forêts amazonienne et du Yucatán au Mexique. Des spécialistes auraient dû faire des recherches avant l’élaboration du scénario »

    Neyra fait remarquer que beaucoup de nord-américains et européens moyennement informés se rendront compte que de mélanger les cultures maya et inca est une « aberration ». « Ils savent que Machu Picchu est à Cuzco est que Chichen Itzá est au Mexique ».

    Teodoro Hampe, historien, estime qu’en réalité, dans l’esprit du nord-américain moyen, il existe un schéma selon lequel tout ce qui est au sud de ses frontières, à partir du Mexique, est identique : « Pour eux c’est la même chose, que ce soit le Mexique, le Guatemala, la Bolivie ou le Pérou ».

    Une autre incongruité, c’est la situation de la ville de Nasca, sur la côte sud du Pérou, qui dans le film se trouve à Cuzco, au milieu des Andes du sud péruvien.

    Enfin, le message final du film semble souligner que toute la technologie et les acquis des civilisations sudaméricaines sont le produit de forces extraterrestres et non de la capacité de ses habitants.»

    J’ai le droit de dire que Indiana Jones c’est juste du ciné ? et qu’à George Lucas on lui a pas reproché le fait que dans la guerre des étoiles ses vaisseaux spatiaux ne sont pas réels ? Qu’Indiana Jones c’est du pur divertissement ? Quoique, moi j’aimerai bien avoir un fouet… pardon je m’égare.
    Suerte!

  4. sab dit :

    tiens en relisant le passage tiré de msn, j’y trouve une flagrante contradiction avec ce que dit Dorothy Lippert : elle parle de stéréotypes sur la sauvagerie et le primitivisme des indiens, msn parle de nord-américains qui ne savent pas que les USA ne sont qu’une partie des Amériques.. Bataille Nord-Sud ?

  5. sab dit :

    Encore une, encore une (promis après je me tais).. Barcelona a publié un article dont le titre est : « On attribue la raréfaction de fouets dans les sex-shops à la Indiana Jones mania ».

  6. Patrick dit :

    Je suis assez d’accord avec Dul pour dir qu’on ne pas à Indiana Jones de nous révèler des vérités historiques. Et pour le paraphraser je pense qu’apprendre le Quechua avec Pancho Villa «c’est tellement gros que j’ai envie d’y croire».
    Mais puisque nous en sommes aux corrections historiques autant qu’elles soient exactes.
    Le Quechua n’est pas la langue officielle de l’Inca, c’est Aymara.
    Le Quechua était la langue des Chinchas qui vivaient dans la région côtière autour de l’actuelle ville de Lima et qui comprend notamment le temple de Pachacamac. Durant le premier millénaire après J.-C., la langue se serait propagée dans un premier temps via les échanges commerciaux entre les Chinchas et les peuples voisins, notamment à Cajamarca et jusqu’en Équateur, sans nécessairement s’y imposer comme langue vernaculaire.
    Elle préexiste donc à l’arrivée de l’Inca qui lui l’adopta, vraissemblablement parce qu’elle était connue de tous, comme langue qui a facilité sa politique de colonisation des différents territoires Chinchas.
    Ce n’est donc pas le quechua, mais bien l’aymara qui était la langue officielle de l’empire inca, contrairement à une opinion répandue et que l’on retrouve à tort ici.
    Intéressant à plus d’un point, puisque l’Aymara était aussi le nom d’un peuplade qui vivait sur les bords du lac Titicaca et qui réussit à conquérir une grande part de l’amérique latine andine.

  7. Guillaume dit :

    A aucun moment je dis que le Quechua est la langue officielle des Incas. D’ailleurs j’avais déjà fait un post sur ce sujet: https://alixg.wordpress.com/2007/06/18/quechua-quechuasdecathlon/
    qui reprend ce que tu dis dans ton commentaire.
    Biensûr que le film n’est pas un film historique mais éviter quelques aberrations ne leur coutaient pas plus cher. Ensuite, je ne pense pas qu’il faille en faire un drame national, ce n’est qu’un film…

  8. Patrick dit :

    tu as raison j’ai été trompé par les commentaires, plutot par une lecture en biais à bien y réfléchir

  9. dulconte dit :

    Pour ce qui est des extraterrestres, en dehors du fait qu’il y a une vraie lassitude de voir ceux de Roswell utilisés à l’infini pour tout et n’importe quoi, je crois que c’est une vision disant que l’humanité dans son ensemble n’aurait jamais pu se développer sans les extraterrestres.
    De très nombreux films, romans de science fictions reprennent cette idée que l’humanité a été « éduqué » par des extraterrestres. Je pense à la série de la grande porte en livre (par exemple), la porte des étoiles ou le 5ème élément (et bien sur 2001 odyssée de l’espace) pour le ciné. Les exemples sont incroyablement nombreux, même dans alien contre predator (navet parmis les navets) on retrouve cette idée.
    Je pense que dans ce cas précis c’est une erreur de croire que c’est du racisme envers les peuples premiers du continent américain.
    D’un autre côté, les seuls grands empires que je n’ai jamais vu associé aux extraterrestres, sont les grecs et les romains. Mais en cherchant un peu on doit pouvoir trouver.

  10. dulconte dit :

    j’oubliais l’effrayant « terre champs de bataille » de Ron Hubbard (vous savez le guignol qui prétendait avoir créé une religion)

  11. Patrick dit :

    Tout à fait d’accord Dul, d’ailleurs moi-même je suis un extraterrestre, mais surtout ne le répète à personne.
    Je tiens à garder mon incognito même si je communique régulièrement avec ma base.
    Je vous laisse là mon chien à une crise de fou rire !

  12. Guillaume dit :

    Je tiens à dire que les critiques que je fais se limitent à ce qui est dans le post…ensuite chacun écrit ce qu’il veut dans les commentaires, je ne partage pas toujours les commentaires laissés. Pour ma part, l’histoire des extraterrestres ne m’a pas choqué (après on n’aime ou pas) et je ne vois pas en quoi c’est raciste envers les peuples andins?
    Patrick, on le savait déjà jejeje

  13. Patrick dit :

    Je sais Guillaume, d’ailleurs je t’ai vu à la dernière concentration d’Ovni à Lima l’an passé. 😉

  14. dulconte dit :

    Je tiens à préciser que je ne fait pas mienne cette théorie. Mais je trouvais intéressant de signaler que cette habitude très américaine (USA), d’expliquer les mystère du monde par les extraterrestres (je connais peu de cas en dehors de la littérature et du ciné américain, en dehors du clown raël).

    Le grand dessein version moderne en quelque sorte. Dieu(x) devient un extraterrestre, ça désacralise et ça ouvre plus d’opportunités de scénarios.

    Ravi de faire rire ton clébard, ça me fait penser à demain les chiens de Cliford Simak ça, nous sommes donc sur le chemin…

  15. philippe dit :

    t’es un peu un puit à connaissances sur l’amerique latine, en fait c’etait ca l’objet du post 😉
    (en revanche j’ai rien capté à ta phrase en espagnol)

  16. Guillaume dit :

    la phrase est une succession d’expression typique ou orthographe spécifique de plusieurs pays sud américain ou hispanophone: Joder (espagne)! weon (pérou), vos sabés (argentine) que coño (espagne, venezuela) fue del pinche wey (mexique) del libretista po (chili)!? cela pourrait vouloir dire: putain, con, tu sais ce qu’il a foutu le dialoguiste/scénariste de merde, hein? 😉

  17. Jonathan dit :

    “Joder! weon, vos sabés que coño fue del pinche wey del libretista po!?” excellente phrase Guillaume !! awebooo boludo !!

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